Risque de 20 ans d’emprisonnement : Plainte contre Piñera pour crimes contre l’humanité déclarée recevable

L’action en justice vise également Chadwick, Blumel et les principales autorités des carabiniers et de l’armée
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Par Rocio Alvarez

Ce mardi 7 décembre, le tribunal de garantie de Santiago a reconnu la plainte pour crimes contre l’humanité déposée contre le président Sébastian Piñera par le sénateur Alejandro Navarro.

En sa qualité de Président de la Commission des droits de l’homme de la Chambre haute, Navarro a présenté jeudi dernier l’accusation en compagnie de victimes de traumatismes oculaires qui a laissé la répression gouvernementale déclenchée depuis le 18 octobre dernier au Chili.

En outre, les ministres de l’Intérieur Andrés Chadwick et Gonzalo Blumel, ainsi que les généraux des carabiniers et de l’armée, Mario Rozas et Ricardo Martínez, respectivement, en tant que responsables également de ces violations des droits de l’homme.

La plainte porte spécifiquement sur une violation de l’article 5° de la loi no 20.357 qui qualifie les crimes contre l’humanité, le génocide et les crimes de guerre. Lors de l’introduction de l’action en justice, le sénateur a assuré que Piñera serait recherché et qu’il paierait pour ses responsabilités politiques.

«Il sera puni de la réclusion criminelle à n’importe quel degré, le degré maximum étant une peine allant de 15 ans et un jour à 20 ans», a averti Navarro.

Dans la plainte, il est affirmé qu’il existe des antécédents permettant d’engager des poursuites en raison d’une «attaque systématique et organisée» contre la population chilienne.

«Il s’agit d’une plainte qui demande justice, et la justice dans cette affaire de violations des Droits de l’homme est prison pour Piñera. C’est la seule façon de réparer dans une certaine mesure la douleur des victimes, des mutilés, de ceux qui sont devenus aveugles», a déclaré le parlementaire.


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