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De quoi Macron a-t-il peur ? Lawfare en France, spectacle médiatique et violence policière

Auteur : Christian Rodriguez / La France insoumise La justice contrôlée par le régime de Macron a condamné Jean-Luc Mélenchon à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 8000 euros pour rébellion
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Auteur : Christian Rodriguez / La France insoumise

La justice contrôlée par le régime de Macron a condamné Jean-Luc Mélenchon à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 8000 euros pour rébellion. Ce qui fait du tribun français un « rebelle officiel », reconnu comme tel par le même régime dérivant autoritaire qui voulait le faire taire.

Il s’agit d’un cas flagrant de « Lawfare », d’instrumentalisation de la justice, comme déjà le député Marseille et président du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) l’avait amplement démontré au cours des plaidoiries de sa défense à l’audience préliminaire.

En résumé, le cas d’un procès politique engagé par un procureur (procureurs du Parquet) qui a reçu des ordres directs de Mme Nicole Belloubet, Ministre de la Justice du Président Macron, et que les juges du magistrat indépendant (juges du siège) n’ont pas osé contester en prononçant une sentence pour le délit de « rébellion ».

L’opposant Mélenchon a été condamné, non pas pour avoir violé manifestement la loi, mais parce qu’au cours de la perquisition effectuée un an auparavant dans le local de La Francia insoumise, il a crié aux policiers qui l’empêchaient physiquement d’entrer dans l’enceinte, qu’il était intouchable en tant que représentant de la République et que son droit le plus élémentaire en tant que chef de la LFI était d’être présent lors de la perquisition de son propre siège de mouvement politique d’opposition.

La peine prononcée ne prévoit pas une peine d’inéligibilité qui, en toute logique, devrait accompagner la punition d’un crime grave comme celui de rébellion contre l’autorité constituée. Cela montre que ni les accusateurs eux-mêmes, ni les juges, ne croient que le comportement bruyant du député puisse être interprété comme une véritable rébellion caractérisée, car dans ce cas, un élu de la République ne serait pas digne d’être réélu.

Mais il devait être condamné, avec d’autres collègues de la LFI qui protestaient ouvertement contre la puissance de la police, y compris une assistante dont le principal procureur (une policière), devant la preuve filmée, elle a été obligée de reconnaître à l’audience qu’elle n’avait pas été physiquement dérangée comme elle le prétendait. Ils devaient être condamnés parce que le régime ne pouvait se permettre d’admettre une défaite judiciaire, et pour ce faire, ils ont même eu recours à la menace contre les juges de la part de certains policiers non identifiés.

Les condamnés ne vont pas répliquer en appel, précisément pour ne pas donner lieu au spectacle politique médiatique continue et leur consomme des énergies qu’ils préfèrent consacrer à accompagner le formidable mouvement social de convergence de luttes contre le macronisme que le peuple français déploie actuellement avec une généralisation des grèves et blocages dans tout le pays. Le terrain de la lutte est choisi par les combattants, et non par les spécialistes de la déstabilisation politique et de la destruction des réputations des leaders d’opposition qui grondent dans les ministères et dans le palais présidentiel lui-même.

L’effet global de toute cette machination judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon s’est tourné aujourd’hui contre les détenteurs du pouvoir, car la grande majorité rebelle qui est aujourd’hui dans les rues sont ouvertement solidaires de l’attitude rebelle assumée du tribun français, parce que les gens savent déjà par expérience ce que l’on peut attendre d’une police qui les attaque quotidiennement avec des gaz lacrymogènes, des chariots lance-eau, des coups de fusil qui provoquent des pertes d’yeux et de mains et d’une justice qui les emprisonne par milliers.


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