Duque montre son côté le plus xénophobe : en Colombie, le vaccin contre le COVID-19 ne sera pas pour tout le monde

Le président colombien Ivan Duque a de nouveau montré son côté xénophobe, suivant les traces de son mentor, Alvaro Uribe
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Le président colombien Ivan Duque a de nouveau montré son côté xénophobe, suivant les traces de son mentor, Alvaro Uribe. Cette semaine, il a refusé aux vénézuéliens qui ne disposent pas de documents légaux dans leur pays la possibilité d’accéder au vaccin contre le COVID-19. Cette décision a suscité de vives critiques à son encontre, car beaucoup la considèrent comme contraire à l’éthique, menaçante et excluant. Pire encore, c’est même une mauvaise idée d’un point de vue épidémiologique.

«Ceux qui n’ont pas l’accréditation de citoyen colombien et qui ne voient pas leur statut migratoire régularisé, bien sûr que non». Ce sont les déclarations de Duque lors d’une interview avec le média colombien Blu Radio. Le président a été consulté au sujet des vénézuéliens qui ne sont pas régularisés ou qui n’ont pas la double nationalité.

Les déclarations du président ont suscité de vives critiques de la part de différents secteurs. L’ancien Ministre de la Santé Alejandro Gaviria a averti que «c’est une mauvaise idée d’un point de vue épidémiologique» de ne pas leur permettre d’accéder aux vaccins.

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Un migrant vénézuélien en Colombie. Photo: EFE

Il a ajouté : «C’est une proposition contraire à l’éthique. On exclut les plus vulnérables et discrimine de manière presque menaçante un groupe de personnes en raison de leur nationalité et de leur statut d’immigration».

Pendant ce temps, l’ancien ministre Juan Camilo Restrepo a considéré et qualifié la décision de Duque de «une erreur grave». «Les campagnes de vaccination contre les maladies contagieuses devraient être aussi universelles que possible. Arrêter de vacciner certaines personnes peut provoquer la contagion a beaucoup d’autres», a-t-il souligné sur Twitter.

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Iván Duque avec le fugitif de la justice vénézuélienne Leopoldo López
Photo: Présidence de la Colombie

«La priorité sera toujours les colombiens».

Pour sa part, Duque a tenté de défendre ses déclarations xénophobes et avec elles, il a encore sombré. Il a déclaré que s’il permettait que le vaccin soit administré aux citoyens non colombiens qui n’ont pas régularisé leur statut d’immigration, «nous aurions un appel à la ruée, pour que tout le monde traverse la frontière et demande à être vacciné». Pour cette raison, il a insisté sur le fait que la priorité de son gouvernement «sera toujours les citoyens colombiens».

«Nous avons des cas de personnes qui ont une double nationalité, mais ces cas ne seront pas traités sur la base de la nationalité. Nous n’allons pas dire aux gens ‘montrez-moi votre passeport pour entrer dans le programme’ (de vaccination)», a-t-il déclaré en essayant d’organiser ses premières déclarations.

Selon Duque, les critères directeurs pour l’administration du vaccin ont déjà été décidés. Il a parlé des personnes ayant un double nationalité, régularisées, qui remplissent les conditions légales. En outre, «qu’ils s’inscrivent dans les pathologies, les conditions de préexistence et la population à risque définies par le Ministère de la Santé».

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Les vaccins arriveront en Colombie dans les premiers mois de 2021. Photo: Archives

Le plan de vaccination de Duque

La campagne de vaccination en Colombie pourrait commencer en février 2021, selon le Ministère de la Santé. Vraisemblablement, à cette date, il y aurait un lot de 1,7 million de vaccins de la pharmaceutique Pfizer.

«En février, nous aurons le premier groupe de vaccins, de Pfizer, et ce seront 1,7 million de produits biologiques. En janvier, nous travaillerons sur l’enrôlement et le plan que nous ferons avec les entités territoriales. De cette façon, nous localiserons les sites et préparerons les points où la vaccination sera effectuée», a déclaré le Ministre de la Santé Fernando Ruiz.

Duque a annoncé vendredi dernier qu’il avait conclu un accord pour acquérir 10 millions de doses des laboratoires Pfizer. Il a également parlé de 10 millions de doses supplémentaires d’AstraZeneca, ainsi que d’un accord «par le biais de la plateforme Covax (de l’Organisation Mondiale de la Santé) pour acquérir 20 millions de doses».

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