La proposition insolite de Marco Rubio pour «protéger» les Vénézuéliens aux États-Unis

Dans la campagne présidentielle américaine, le Venezuela et la prétendue «protection» des Vénézuéliens dans ce pays est un discours fixe des deux candidats
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Dans la campagne présidentielle américaine, le Venezuela et la prétendue «protection» des Vénézuéliens dans ce pays est un discours fixe des deux candidats. Mais quelle est la vérité de la politique d’immigration pro-vénézuélienne sur le sol américain ?

EFE a confirmé que malgré les discours «pro» de Joe Biden et Donald Trump, la politique américaine anti-immigration continue de frapper durement les Vénézuéliens vivant dans le pays. En fin de compte, beaucoup sont expulsés, même au milieu du blocus unilatéral imposé qui interdit les vols à destination et en provenance du Venezuela.

Rubio

Le 16 octobre, le sénateur démocrate Bob Menendez a dénoncé le fait que l’administration Trump utilisait des pays tiers pour expulser les migrants vénézuéliens. Cette stratégie lui a permis d’éviter une interdiction des vols vers le Venezuela qu’il a lui-même décrétée en 2019.

Menéndez, qui a payé pour la campagne anti-Venezuela et le gouvernement de Nicolás Maduro, a déclaré que les expulsions avaient eu lieu au moins jusqu’en mars 2020. Il a également déclaré que les vols en provenance des États-Unis s’arrêtaient à Trinidad et Tobago avant d’arriver au Venezuela.

Face à cette réalité, le sénateur républicain Marco Rubio a proposé ce lundi d’éclipser les immigrants vénézuéliens. Il s’agirait d’un «avantage » connu sous le nom de Départ Obligatoire Différé (DED, en anglais). Cette mesure les obligerait à quitter les États-Unis après un certain temps. Toutefois, dans l’intervalle, ils seront autorisés à travailler légalement.

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Donald Trump et Marco Rubio

Les Vénézuéliens seront expulsés en toute sécurité

Rubio a fait remarquer que cette «prestation» permet aux personnes de vivre pendant une période limitée avant d’être expulsées. Dans sa lettre, Rubio, qui préside la sous-commission des relations étrangères du Sénat sur l’hémisphère occidental, encourage Trump à exercer son «autorité constitutionnelle». Pour le député, cela signifie accorder un DED uniquement «aux ressortissants vénézuéliens éligibles résidant aux États-Unis».

«Une telle désignation est cohérente avec – et promeut- les priorités de politique étrangère de son Administration en ce qui concerne le Venezuela, ainsi que le soutien à nos voisins», a-t-il déclaré. Rubio est un sénateur de Floride, un État clé pour les élections de novembre, en raison de sa forte population de Vénézuéliens et de Cubains.

Rubio admet que la mesure n’offre pas de statut permanent. Mais sa proposition est motivée par le fait que «les États-Unis doivent veiller à ne pas expulser des personnes vers un pays où le régime illégitime (sic) et ses forces de sécurité se livrent régulièrement à des exécutions extrajudiciaires, à des disparitions et à la torture d’opposants politiques».

«Le DED prévoit une suspension administrative temporaire de l’expulsion pour les ressortissants des pays désignés par le président», a-t-il déclaré. Cela leur permettrait de «travailler légalement dans le pays pendant la durée de la nomination».

Trump Vecchio
Donald Trump et Carlos Vecchio

Complicité du lobby de Guaidó

Le sénateur cherche à stigmatiser les Vénézuéliens aux États-Unis et les oblige à quitter le pays au bout d’un certain temps. La proposition a été applaudie par Carlos Vecchio, «ambassadeur» autoproclamé du lobby Juan Guaidó auprès de l’administration Trump.

«Nous avons besoin d’un mécanisme qui permette aux Vénézuéliens de vivre et de travailler légalement aux États-Unis sans craindre d’être expulsés». C’est ce que Vecchio a dit sur son compte Twitter.

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Pour s’emparer du vote des migrants vénézuéliens, Trump a radicalisé le blocus total du Venezuela et de son industrie pétrolière. Le PDVSA est la principale source de ressources du pays et le renforcement des mesures coercitives unilatérales aggrave la qualité de vie de la population. En réalité, les Vénézuéliens sont victimes de restrictions telles que celles vécues par le peuple cubain depuis près de 60 ans.

Enfin, l’agence EFE souligne que la communauté vénézuélienne aux États-Unis compte entre 480.000 et 600.000 personnes.

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