Une nouvelle affaire de corruption trouble Guaidó : Le président paraguayen pourrait être mis en accusation pour des affaires avec le Vénézuélien

La Chambre des Députés paraguayenne a approuvé l’interpellation de Juan Ernesto Villamayor, conseiller du président Mario Abdo Benítez
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La Chambre des Députés paraguayenne a approuvé l’interpellation de Juan Ernesto Villamayor, conseiller du président Mario Abdo Benítez. L’appel est pour lui d’expliquer pourquoi il a rencontré Javier Troconis, membre du groupe séditieux de Juan Guaidó. Ce dernier personnage est accusé d’avoir volé des ressources du Venezuela à l’étranger, en particulier des biens et de l’argent liés à la société d’État Petróleos de Venezuela (PDVSA) et à ses filiales.

Plusieurs médias paraguayens rapportent que l’interpellation aura lieu mercredi prochain, 20 janvier. Là, Villamayor devra répondre aux inquiétudes des députés sur leurs contacts avec «l’émissaire» de Guaido. Entre autres, la dette d’un milliard de dollars que Petróleos Paraguayos (Petropar) entretient avec PDVSA sera abordée, en utilisant comme excuse que Guaidó est censé être «président par intérim» du Venezuela. L’ancien membre du Congrès a inventé cette position avec le soutien de Donald Trump. Depuis lors, les États-Unis ont saisi et volé des ressources et des actifs de la raffinerie CITGO.

L’interpellation a été approuvée ce mercredi, «après un long débat». Villamayor doit comparaître pour «des accusations concernant l’échec de l’accord visant à régler la dette de Petropar», rapporte un communiqué de la Chambre.

Plusieurs députés du Frente Guasu, la plus grande force de gauche du Paraguay, ont demandé l’interpellation. Plus tard, ils ont été soutenus par la plupart des bancs, y compris le parti au pouvoir qui répond à l’ancien président Horacio Cartes (2013-2018), prédécesseur de Benítez.

Les objections sont dues «au manque de transparence des négociations bilatérales dans lesquelles ni le Ministère des Affaires Étrangères ni le Ministère des Finances n’ont été impliqués», selon la déclaration.

Au cours du débat, de sévères critiques à l’encontre de Villamayor ont été entendues, dont beaucoup provenaient des représentants officiels. Par exemple, Tadeo Rojas a demandé sa démission pour avoir «terni l’image du gouvernement».

Guaidó
Juan Ernesto Villamayor, conseiller du président Mario Abdo Benítez

Le Paraguay veut profiter de la farce Guaidó

Sur ce cas, Villamayor a proposé deux conférences de presse. Il n’y déclara que les «contacts venaient de l’environnement Guaidó», avec la participation de Javier Troconis. Ce dernier prétend être le «commissaire» de Guaidó «pour la gestion et le recouvrement des avoirs» du Venezuela à l’étranger.

Selon Villamayor, «c’était une offre généreuse pour le Paraguay», après que Benítez eut décidé de reconnaître Guaidó «comme président en charge du Venezuela». Ce fait est public et notoire puisque Benítez était présent dans la tentative d’invasion paramilitaire du Venezuela depuis la frontière colombienne.

Guaidó
Sebastián Piñera, Iván Duque, Juan Guaidó et Mario Abdo Benítez

Selon Villamayor, les négociations avec Troconis n’ont pas abouti. Il a allégué qu’il n’y avait aucune garantie «qu’il serait validé par la Cour Internationale d’Arbitrage, basée à Paris. En effet, l’affaire y a été portée par le Gouvernement du Venezuela dirigé par Nicolás Maduro».

Au conseiller d’Abdo Benítez, il a déclaré que le projet étudié à Asunción avec Troconis -en novembre 2019- prévoyait une «réduction substantielle». Cet avantage représenterait 50% du capital dû par Petropar à PDVSA, laissant le passif à 132.940.000 $.

En outre, il a expliqué que Troconis avait promis que le Venezuela «renoncerait à tous les intérêts par défaut, compensatoires, judiciaires et extrajudiciaires». Cela signifie que, s’ils parvenaient à un accord, le groupe de Guaidó volerait des ressources appartenant à l’État vénézuélien.

Affaires Rondes

L’entreprise a également compromis le Venezuela, car il a supposé payer 26 millions de dollars à l’équipe de l’avocat argentin Sebastián Vidal. Ce fut celui qui accompagna Troconis lors de la rencontre avec Villamayor.

Ce type de négociations a été largement dénoncé par le Gouvernement vénézuélien. Au Paraguay, ils se sont rencontrés après une publication du journal américain The Washington Post. Des critiques sont immédiatement venues des partis d’opposition et au sein du parti au pouvoir, pour ne pas avoir publiquement informé de ces efforts.

Le rapport détaille un contrat «prospectif» avec le gouvernement paraguayen qui prévoit un vol d’au moins 26 millions de dollars. Ceci, après que Guaidó ait décidé d’annuler – sans attribution légale – la moitié de la dette de Petropar avec PDVSA.

La commission de 26 millions, pour l’actualisation de la moitié de la dette de 269 millions, serait allouée à l’avocat argentin Sebastián Vidal. Ce personnage fait partie du complot criminel qui tourne autour de Guaidó.

Les médias paraguayens préviennent que l’interpellation de Villamayor pourrait déclencher une série de processus contre des membres du gouvernement Benítez. Le Frente Guasú espère même procéder à une «impeachment» ou une mise en accusation du président, pour ses négociations avec les émissaires de Guaidó et d’autres entreprises secrètes qu’ils entendaient exécuter avec l’argent que Petropar doit à PDVSA.

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